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Les Bourses mondiales cèdent à la panique LE MONDE | 12.09.01 | 10h39 MIS A JOUR LE 12.09.01 | 10h51
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Alors que les marchés américains sont restés fermés mardi, les investisseurs ont massivement vendu leurs actions sur les autres places financières. Ils se sont reportés sur les valeurs refuges: l'or et surtout les emprunts d'Etat. Les Banques centrales sont intervenues pour calmer les esprits.

La catastrophe qui s'est abattue sur les Etats-Unis a paralysé, mardi 11septembre, toutes les salles de marché américaines et un vent de panique a soufflé sur l'ensemble des places mondiales. Alors que les marchés américains avaient pris la décision de ne pas ouvrir mardi – Wall Street n'est qu'à quelques centaines de mètres du World Trade Center –, les investisseurs, déstabilisés, ont vendu leurs titres sur les autres Bourses, qui ont toutes perdu entre 4 % et 10 %. Mercredi 12 septembre, la panique continuait sur les Bourses mondiales: Tokyo a clôturé en baisse de 6,63 %, malgré l'intervention de la Banque du Japon (BoJ) qui a tenté de redresser la situation en injectant massivement des liquidités pour stabiliser des marchés financiers. Alors que l'indice Nikkei, à Tokyo, plongeait sous le seuil des 10 000 points, après une ouverture retardée de trente minutes, la BoJ a procédé à deux injections successives de 1 000 milliards de yens (9,2 milliards d'euros) chacune de liquidités sur le marché monétaire à court terme à travers l'achat de bons du Trésor.

La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne avaient également fait savoir, mardi, qu'elles se tenaient prêtes à intervenir en fournissant aux marchés les liquidités nécessaires, ce que la BCE a fait dès mercredi matin. Les places asiatiques ont toutes dégringolé. A Séoul, la Bourse a perdu 12,02 %. Les marchés européens ont ouvert en baisse mercredi.
L'indice CAC 40, qui a ouvert en chute de 4,71 %, a rebondi après l'intervention de la BCE. Le Footsie et le Dax perdaient respectivement 2,16 % et 1,30 % à l'ouverture. AFrancfort comme à Paris, la décision avait été prise, mercredi, de ne pas coter les valeurs américaines.

SÉANCES ÉCOURTÉES

Mardi, les responsables des marchés américains avaient paré au plus pressé en décidant de ne pas activer les transactions. Le Chicago Board of Trade (CBOT), où s'échangent le blé, le maïs, le soja, les obligations du Trésor, certains indices boursiers et des métaux, le New York Stock Exchange, où se traitent les grandes valeurs américaines, le Nasdaq des sociétés
technologiques, mais aussi Instinet, la plate-forme américaine électronique de transactions: tous avaient fermé leurs portes.
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Les Bourses latino-américaines ont pour leur part écourté la séance peu après les attentats. L'indice Mexico Bolsa Index de la Bourse mexicaine cédait 5,55 %, à 5 531,02 points.

En Europe, seule Lisbonne a suspendu très rapidement ses opérations, mardi après-midi. Les transactions ont été bloquées à 15h55, alors que l'indice vedette de la Bourse, le PSI-20, perdait 3,06 %, à 7 038 points. Par précaution, le London Stock Exchange a évacué l'immeuble qui abrite la Bourse, la plus grande d'Europe, mais il a finalement continué à fonctionner
jusqu'à la clôture des transactions. L'indice Footsie a fini sur une chute de 5,72 %, à 4 746,00 points.

Les autres places, qui avaient pris la décision de rester ouvertes, mardi, ont aussi vu leurs cours s'effondrer. La Bourse de Paris a perdu 7,39 %, à 4 059,75points, son plus bas niveau depuis mars 1999. L'indice de la Bourse de Milan, le Mib 30 a terminé sur une chute de 7,79 %, à 29 106 points, son plus bas niveau depuis novembre 1998. L'indice SMI de la Bourse suisse a terminé en perte de 7,07 %. La Bourse d'Amsterdam, où les échanges ont été interrompus pendant un quart d'heure dans l'après-midi en raison d'une forte baisse des cours, a plongé de 6,95 %, à 449,94 points. En Allemagne, le marché
qui ferme habituellement ses portes à 20 heures, a clôturé exceptionnellement près d'une heure plus tôt. En effet, la Bourse a dû être évacuée, mardi soir, à la suite d'une alerte à la bombe. L'indice Dax, dont la baisse avait dépassé 11 % en cours de séance, a fini en recul de 8,49 %.

LES ASSUREURS TOUCHÉS

En Europe, les valeurs les plus touchées ont été celles des groupes les plus exposés au marché américain. Le titre du groupe d'hôtellerie et de services aux entreprises Accor a chuté de 12,19 %. Le cours de l'équipementier de télécommunications Alcatel a abandonné 11,83 %, et celui du groupe d'électronique grand public Thomson Multimedia a perdu 13,22 %. Le titre de la compagnie aérienne British Airways a chuté de 21,21 %, celui de la Lufthansa a reculé de 15,09 %. Les titres des assureurs et les compagnies de réassurance ont fait l'objet de ventes massives de la part des opérateurs, qui ont considéré qu'ils devront payer une partie de la facture de la catastrophe. Le titre du réassureur Munich Ré a chuté de 15,66 %. L'action de l'assureur Allianz a dégringolé de 14,05 %. L'action Axa s'est dépréciée de 13,30 %, affichant la plus forte baisse du CAC 40. Le titre AGF a perdu 10,67 %. Le bancassureur ING, très présent aux Etats-Unis après le rachat des assureurs américains ReliaStar et Aetna, a terminé en recul de 13 %. Le cours de l'assureur Aegon a cédé 10,55 %, celui d'ABN Amro a perdu 11,2 %. L'action Fortis a également chuté de 9,22 %. En Europe, le seul secteur à avoir progressé est celui du pétrole. Les cours de TotalFinaElf, BP et Shell ont bénéficié de la flambée du brut.

Pris de panique, les investisseurs ont retiré leurs capitaux de la Bourse pour les transférer vers des placements-refuge, réputés plus sécurisés comme les obligations d'Etat ou l'or. Le cours de l'once d'or a gagné près de 20dollars, mardi à Londres en fin de journée. Le marché était monté en cours de séance jusqu'à 291,50 dollars, atteignant ainsi son plus haut niveau
depuis juin 2000. L'once a finalement clôturé à 286,25 dollars. Le marché obligataire a également fortement progressé. Evoluant à l'inverse des cours, le rendement des emprunts du Trésor à dix ans en France a chuté à 4,86 % contre 4,95 % la veille. Enfin, le dollar s'est très fortement replié, faisant remonter l'euro au dessus de 0,91 dollar, alors qu'il s'échangeait
quelques heures auparavant à 0,8955 dollar.

Cécile Prudhomme et Adrien de Tricornot

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